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ecotourisme
 
Campo-Ma'an : un potentiel énorme pour le tourisme responsable
| Historique |
 Le tourisme basé sur la
conservation des tortues marines a débuté dans la
région de Campo-Ma'an il y a quelques années. Cette
nouvelle forme
de tourisme appelée écotourisme a été
introduite dans le cadre du projet Kudu dont les objectifs
étaient
d'améliorer les connaissances de base sur les espèces de
tortues marines et leurs sites de nidification, réduire les
causes directes et
indirectes de mortalité de ces animaux et développer
l'écotourisme comme moyen pour améliorer les conditions
de
vie des communautés locales. Un système de surveillance
et de monitoring a été mis en place pour assurer la
conservation des tortues marines qui, malgré les mesures prises
par l'Etat et ses partenaires, continuent à subir une forte
pression humaine due principalement au braconnage, à la collecte
des oeufs, au ramassage du sable sur les plages et
autres activités qui dégradent l'écosystème
côtier. Un système de parrainage a été
également
été mis sur pied avec l'intention d'impliquer d'avantage
les pécheurs et les touristes dans les efforts de conservation
des tortues marines.
Quand le WWF a débuté
son intervention dans la région de Campo-Ma'an en 2003, l'un de
ses objectifs majeurs était
de promouvoir l'écotourisme comme un moyen efficace pour
réduire la pression sur les ressources naturelles tout en améliorant le bien être
social et économique des communautés locales. A cet
effet, le WWF, soutien trois initiatives communautaires d'écotourisme
et encourage la création de plusieurs autres initiatives pour
tirer le meilleur du riche potentiel touristique que regorge la région de Campo-Ma'an.
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| Un potentiel touristique riche et diversifié |
Campo-Ma'an
possède tout ce qu'il faut pour attirer les touristes ; le
partie ouest du site fait face à l'Océan Atlantique avec
des plages naturelles. Ces plages sont des endroits idéals pour
la relaxation et, avec un peu de chance, on y retrouver des tortues
marines venues y nidifier. La période de nidification va
d'octobre à avril. Loin de la côte et plus loin dans la
forêt, se trouve le Parc National de Campo-Ma'an. C'est un site
prioritaire pour la conservation de la biodiversité car il
regorge une grande richesse biologique et des espèces
endémiques. C'est un véritable réservoir de la
biodiversité avec plus de 1500 espèces
végétales (dont 45 sont endémiques), 80
espèces mammifères de grande taille (parmi lesquelles les
espèces menacées telles que l'éléphant, le
gorille et le chimpanzé de forêt),
302 oiseaux, et 122 reptiles. La richesse de la diversité
biologique de Campo-Ma'an, fait de la région l'une des plus
attrayantes dans le pays et un lieu par excellence pour le tourisme. La
proximité du parc à la réserve naturelle de
Rio-Campo en Guinée Equatoriale offre une unique
opportunité pour la connectivité d'habitats pour la faune
et par conséquent, une plus grande possibilité de
mobilité pour des espèces comme des
éléphants, des gorilles, des chimpanzés et des
buffles. La diversité des groupes ethniques et en particulier la
présence des peuples indigènes tels que les
pygmées Bakola/Bagyéli est un autre attrait touristique
de la région de Campo-Ma'an.
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| L'Initiative éco touristique d'Ebodje |
Le
village Ebodje, situé à 25 kilomètres de Campo sur
la route Kribi-Campo, avait été choisi pour abriter le
Projet Kudu qui, pour la première fois, a lancé
l'idée de promouvoir l'écotourisme dans la région.
Le projet a décidé de promouvoir l'écotourisme
pour accroitre les revenus des populations dans le but de
réduire la pression sur la population des tortues marines qui
nichent sur les côtes de Kribi-Campo. Les communautés
locales ont reçu des formations sur l'écotourisme,
l'accueil des touristes, la restauration etc. Un musée des
tortues marines plus connu sous le nom de " la maison ndiva " a
été construit dans le village pour sensibiliser les
populations et des touristes sur la nécessité de
conserver ces espèces marines en voie de disparition. La "
maison ndiva " est une source de revenus pour les populations qui
reçoivent en moyenne 2Euros de chaque visiteur.
Un système de parrainage des tortues marines a été
mis sur pied pour collecter les fonds qui sont utilisés pour
organiser les patrouilles sur les plages et pour compenser les
pêcheurs en cas de destruction filets par les tortues marines.
Trois éco loges ont également été
construits pour ceux qui souhaiteraient passer la nuit au village. Le
WWF soutient l'initiative à travers l'octroi des subventions et
l'assistance technique pour renforcer les capacités des
structures gestionnaires des initiatives d'écotourisme et les
équipes chargées du suivi et du monitoring d'activités de conservation des tortues marines sur le terrain.
Structure gestionnaire: GIC EBOTOUR Tél: (237) 99 12 44 92/ (237) 99 35 16 06
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| Le Campement éco touristique de Mohombo |
La construction du campement est l'un des acquis du WWF dans la
première phase de son intervention dans la région de
Campo-Ma'an. Situé à Campo-Beach à 4km de Campo,
le campement éco touristique de Mohombo est logé à
l'estuaire du Ntem qui sert de limites naturelles entre le Cameroun et
la Guinée Equatoriale. Les deux éco loges et une paillote
qui constituent le campement ont été construits en 2006
avec l'assistance technique et financière de WWF. Les éco
cases sont gérés par les communautés locales
elles-mêmes à travers un Groupe d'Initiative
Communautaire. Une partie des recettes générées
est utilisée pour le fonctionnement du campement et l'autre
partie sert à financer les activités de
développement local. Grace aux revenus
générés en 2007, la communauté a ainsi pu
financer la construction d'un point d'eau dans le village et a
contribué à l'entretien de la route Campo-Beach - Campo.
Cette initiative éco touristique a contribué à
accroître l'intérêt des populations de Mohombo pour
l'écotourisme et la conservation de la nature.
Structure gestionnaire : GIC MOTOURS : Tél (237) 96 48 37 63/(237) 96 71 01 87
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| L'initiative éco touristique de Nkoélon-Mvini |
Dès le début des années 2000, les populations de
Nkoélon-Mvini, un village situé à l'entrée
du parc national de Campo-Ma'an, ont pris véritablement
conscience des atouts éco touristiques que recèle leur
localité et le parc national. Présent sur le terrain
comme organisme d'appui au développement rural, l'organisation
néerlandaise de développement (SNV) avait alors introduit
la notion d'éco tourisme qui, il faut le dire, reste un concept
relativement nouveau dans le monde entier. Grâce aux multiples
formations organisées par cet organisme, les populations ont pu
percevoir le lien étroit qui existe entre l'éco tourisme
et la gestion durable des ressources naturelles. Elles ont par exemple
compris que les animaux sauvages du parc leur rapporteraient plus de
revenus vivants que morts. Pour cela, elles veillent au grain pour
préserver la ressource faunique du parc et ses environs.
En plus du renforcement des capacités des populations locales
sur la notion d'éco tourisme, la SNV a doté le village
Nkoélon-Mvini d'un forage pour approvisionner les habitants en
eau potable. Ces efforts ont été poursuivis par le
Programme National de Développement Participatif (PNDP) qui a
offert à la communauté en 2005 deux éco cases de
deux chambres chacune. Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) s'est
joint à cette initiative en 2006 pour contribuer à
l'amélioration des conditions de vie des populations à
travers une gestion durable et participative des ressources naturelles.
Les capacités de plusieurs éco guides et autres acteurs
locaux en techniques de guidage, restauration et réception des
touristes etc. ont été renforcées.
Les éco cases ont été équipées en
matériels locaux (lits, tables, chaises, etc.). Beaucoup reste
cependant à faire compte tenu des besoins logistiques et
matériels desdites éco cases
Structure gestionnaire : CODEVI - ECOTOUR Tél: (237) 99 12 84 03
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| Les contraintes |
- Améliorer la capacité d'accueil des
initiatives communautaires d'écotourisme (les quelques
éco cases disponibles sont largement insuffisantes pour
accommoder les touristes)
- Renforcer les capacités des structures gestionnaires des initiatives d'écotourisme.
- Faciliter la création d'un organe de coordination des activités d'écotourisme au niveau local.
- Améliorer les infrastructures (routes etc.)
- Développer et mettre en oeuvre une stratégie de
marketing et de promotion des initiatives communautaires
d'écotourisme
- Encourager une participation du secteur privé |
| Perspectives |
L'idée principale est de développer
l'écotourisme comme moyen pour améliorer le
bien-être des populations en vue de réduire la pression
sur les ressources naturelles. Il s'agit de ;
- créer un cadre de concertation afin d'amener toutes les
parties prenantes (Ministère du Tourisme, communautés
locales, secteur privé, ONGs etc) à créer des
conditions favorables pour le décollage du tourisme dans la
région.
- Développer une stratégie de promotion de marketing des activités d'écotourisme
- Renforcer les capacités des structures gestionnaires des activités d'écotourisme. |
| Modalités d'accès au Parc |
Conformément
aux dispositions de la loi des finances, les droits d’entrée au parc sont fixés
ainsi qu’il suit :
- Expatriés :
5000FCFA/jour/personne ;
- Résidents :
3000FCFA/jour/personne ;
- Nationaux :
1500FCFA/jour/personne ;
- Caméras/appareil :
2000FCFA/jour ;
- Véhicule : 2000FCFA/jour.
L’activité du
guidage dans le parc national de campo-Ma’an et sa zone périphérique est effectuée par un guide local et un garde
forestier soit une prise en charge journalière de 5000FCFA pour chacun d’eux.
NB : Les touristes volontaires pourront remplir une
fiche d’appréciation permettant d’améliorer la qualité du service. |

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